gaganer un.maillot lloris

Durant un peu moins de cinq minutes, le chef de l’Etat s’en est tenu a des generalites, se conte- nant de reaffirmer son souhait de «reorienter I’Europe » et insistant une fois de plus, comme il le fait depuis deux ans, sur sa volonte de donner « la prioritea la croissance, a I’emploi etal’investissement». Mardi matin, d’une telle reforme, a la fois com- plexe juridiquement et perilleuse politiquement, sera assez puis- sant pour panser le seisme du scru- tin europeen. Pour occuper le terrain politi- que, l’executif compte en realite sur la mere de toutes les reformes pour la seconde partie du quin- quennat, celle dont M. Hollande espere qu’elle marquera a la fois son mandat et les memoires : la reforme territoriale. Et, surtout, le gros mor- ceau legislatif de ce morne prin- temps, le projet de loi de finances rectificative (PLFR) et le projet de loi de financement de la securite sociale rectificative (PLFSSR), qui pourrait cristalliser la fronde ouverte, depuis les municipales, dans une partie de la majorite. Sur Twitter, le depute issu de l’aile gauche, Pascal Cherki, a semble au contraire resumer l’etat d’esprit d’une partie de la majorite en ecri- vant : « Ce soir, j’hesite entre Com- me d’habitude de Claude Francois et Marche a l’ombre deRenaud.

Un peu interdit apres l’intervention de Francois Hollande, Pouria Amirshahi continue, lui, de denon- cerune « vision tristement compta- ble, qui n’ engage pas le pays a reprendre confiance en lui ». Et, suivant de loin l’animation du jeu, il s’écorche les cordes vocales : « À douze contre six, heureusement qu’on marque, maillot de hugo lloris france sinon j’allais vous parler du pays. Apres s’etre attire, depuis deux ans, les remontrances de Bruxelles pour son incapacity a reduire les deficits selon le calendrier annon- ce, le voila done qui retrouve ses partenaires europeens en position d’extreme faiblesse, dans le costu- me froisse du president d’un pays qui vient de donner la premiere place a un parti d’ extreme droite europhobe. Il y aura, tres vite, le perilleux debat sur la reforme penale, la semaine prochaine a 1′ As- sembled nationale, que la droite attend l’arme au pied depuis des mois et qui prend dans le contexte post-electoral une dimension par- ticuliere. «lls doivent s’inscrire dans un cadre de debat collectif», ren- voie de son cote Carlos Da Silva, depute suppleant de Manuel Vails, pour qui « ilfaut co-construi- re, e’est notre seule possibilite de nous en sortircollectivement». « Loudéac est en tête de la DN1 et nous de la DN2.

39 % des Lorrains sont d’accord pour dire que le département est le cœur stratégique du développement lorrain, alors que 23,9 % ne sont pas d’accord et 35,5 % d’indécis. Rarement, depuis le debut du quinquennat, une prise de paro- le du president a semble aussi deca- lee, pour ne pas dire aussi vaine. Mardi, devant les deputes socialistes reu- nis en groupe, Manuel Vails ne devrait pas dire autre chose meme si, selon l’un de ses proches, « il ne va pas leur faire la lecon ». «Le test, e’est le PLFR et le PLFSSR, esti- me un proche de Manuel Vails. «Le moment est venu d’envisager une tres large convergence de la gau- che », assure-t-il evoquant, com- me certains, l’idee du retour d’une grande gauche plurielle. A nous de demontrer par la loi qu’il y a une majorite pour une autre « Le moment est venu d’envisager une tres large convergence de la gauche » Pouria Amirshahi depute PS des Frangais de I’etranger politique », previent Pouria Amirs- hahi. « Le score des Verts et le score de Melenchon sont significatifs : il n’y a pas un mouvement politique a la gauche de la gauche, pas de deman- de d’une autre orientation politi- que a gauche », estime M. Le Guen.

II est diffi- cile de croire, toutefois, que l’im- pact a court terme dans l’opinion premier secretaire entend d’ailleurs contacter les differentes composantes de la gauche pour discuter de leur avenir commun. Autant de rendez-vous qui, s’ils devraient conforter la stature regalienne de M. Hollande, ne lui permettront assurement pas de reconstituer, a court terme, son capital politique et sondagier. L’accident a par ailleurs coupé court à la cohabitation attendue cette semaine au sein de l’équipe Astana entre Armstrong et le champion espagnol Alberto Contador. Cette « co-construction », pour les frondeurs, passera par des amendements aux textes budge- taires de cet ete. » Du premier ministre, le matin au micro de RTL, jusqu’au presi- dent de la Republique, le soir a la television, le message a ete clair : pas de changement de cap. Le meilleur tirage possible pour l’équipe de France figurait à la une de ce journal, hier matin : Suisse, Équateur, Iran.